Faire des affaires en Australie

Accorder des droits à un éditeur local constitue une option intéressante pour les éditeurs canadiens qui souhaitent proposer leurs livres sur le marché australien.

Dans notre publication aujourd’hui, nous présentons un extrait de notre guide de marché, Selling Canadian Books in Australia (2017), dans lequel Michael Webster décrit le marché des droits et les pratiques qui ont cours en Australie.

Contacter des éditeurs et des agents australiens

Les éditeurs canadiens et australiens sont réputés pour être actifs lors des foires internationales du livre. Établir des liens avec des éditeurs australiens dans le cadre des foires internationales, faire appel à un agent canadien, ou encore se rendre en Australie pour rencontrer des agents, des éditeurs et des distributeurs locaux, ou pour participer à des conférences ou à des festivals d’écrivains sont toujours les meilleurs moyens pour les éditeurs canadiens qui souhaitent rencontrer leurs homologues australiens et avoir une idée des ressemblances et des différences entre les deux marchés, ainsi que des débouchés commerciaux qui s’offrent aux uns et aux autres.

  • Alors que chaque éditeur ou distributeur aura son propre point de vue quant aux façons de traiter les publications canadiennes, la plupart des éditeurs australiens préféreront les inventaires, les réimpressions ou les droits d’adaptation.
  • Alors que chaque négociation se fera séparément et pourrait être exprimée de façon différente (comme prix unitaire ou remise sur le prix canadien), les éditeurs australiens qui achètent des exemplaires finis ou une licence de réimpression exigent habituellement une marge de quatre à cinq fois le prix au débarquement du livre. Pour les ouvrages généraux, cela correspond généralement à 75-80 % du prix de détail canadien (p. ex., taxes).
  • Les licences pour les titres grand public sont généralement accordées pour la durée de la protection du droit d’auteur, avec des redevances habituelles autour de 10 % du prix de détail recommandé (moins TPS), pouvant aller jusqu’à 12,5 %.
  • Les avances représentent habituellement les deux tiers des ventes prévues.
  • Pour les ouvrages pédagogiques, on recherche de plus en plus une cession, avec des redevances autour de 15 % des revenus escomptés, payées sous forme d’avance.
  • Lorsque les droits sont négociés, c’est habituellement pour un terme convenu, rarement moins de 3 à 5 ans, en fonction des prévisions de ventes, avec une avance de 50 à 60 % des ventes escomptées.
  • Les conditions de coédition dépendent des quantités souhaitées par chaque partie.

Conférences du secteur, visites parrainées et festivals d’écrivains

Les principales expositions de livres grand public sont l’Australian Booksellers Association’s Conference and Trade Fair, chaque année en juin, ainsi que la Leading Edge Books Conference, en mars, au moment où sont remis les prix du libraire indépendant de l’année et du livre de l’année. Le Children’s Book Council of Australia (CBCA) tient sa conférence biennale nationale en août; celle-ci coïncide avec la semaine du livre jeunesse et avec la remise des prix du livre jeunesse de l’année. L’Australian Library and Information Association organise tout au long de l’année plusieurs conférences de groupes d’intérêts spéciaux et foires commerciales associées.

L’Independent Publishing Conference (IPC) organisée par le Small Press Network, d’une durée de quatre jours, est la seule conférence axée sur l’édition en Australie. Elle a lieu chaque année en novembre, habituellement à Melbourne; on y fait l’annonce du prix du Livre le plus sous-estimé de l’année (Most Underrated Book Award [MUBA]) et on y présente des recherches en cours sur le secteur, ainsi que des ateliers pour ceux qui commencent dans le secteur.

Le Conseil des arts de l’Australie parraine un programme annuel de visite d’éditeurs internationaux. En 2017, ce programme a permis à 16 éditeurs, rédacteurs, agents et éclaireurs de participer à un programme intensif d’une semaine de réunions, d’événements et de discussions sur le secteur, coïncidant avec le festival des écrivains de Sydney. Depuis sa création en 1998, plus de 230 professionnels de l’industrie ont participé au programme, qui générerait chaque année environ un million de dollars en vente de droits à l’international.

En plus de ces conférences, expositions commerciales et visites parrainées en Australie, des festivals d’écrivains et d’autres événements littéraires se sont développés un peu partout dans le pays, avec notamment de petits et grands événements tenus dans des centres régionaux, la plupart attirant des foules de fidèles acheteurs de livres. Les festivals les plus importants ont lieu dans les capitales, et plusieurs se tiennent dans le cadre de festivals artistiques plus vastes. Les principaux sont le festival des écrivains de Perth (en février, dans le cadre du Perth International Arts Festival), la semaine des écrivains d’Adelaide (en mars, dans le cadre de l’Adelaide Festival), le festival des écrivains de Sydney (en mai), le festival des écrivains de Melbourne (en août) et le festival des écrivains de Brisbane (en septembre). Melbourne – l’une des Villes créatives de littérature de l’UNESCO – abrite également le Centre Wheeler pour les livres, l’écriture et les idées, qui présente un programme d’événements, la plupart gratuits, tenus tout au long de l’année.

Vous voulez en savoir plus sur ce marché? Téléchargez la version complète de notre guide Selling Canadian Books in Australia.

2019-01-30 | Droits, Export, Guides de marché