Livres canadiens, de grands voyageurs : Florence Bisch

Qui soutient les livres canadiens à l’étranger ? Rencontrez Florence Bisch, directrice des droits à Groupe Homme, et découvrez ses recommandations de lecture pour les lecteurs à l’étranger.

1. Qui êtes-vous et que faites-vous ?

Bonjour ! Je m’appelle Florence Bisch, je m’occupe des cessions de droits au sein des Éditions de l’Homme à Montréal (Groupe Homme). Nous sommes l’une des plus grandes maisons d’édition au Québec et avons la particularité de vendre aussi directement nos ouvrages sur le marché européen.

2. Décrivez, en une phrase, votre programme d’édition.

Nous faisons de tout ! Fiction, jeunesse, mais surtout non fiction, avec un accent sur les livres de développement personnel (nous sommes le 2e éditeur en France sur ce créneau), cuisine, santé, documents, etc.

3. Quel titre est le plus gros vendeur chez vous ? Selon vous, qu’est-ce qui fait que ce titre est un succès à l’étranger ? De façon générale, quelle est la clé de la réussite à l’étranger ?

Les plus grand best-seller de la maison s’appelle Cessez d’être gentil, soyez vrai par Thomas d’Ansembourg. Il traite de la communication non-violente et s’est vendu plus d’un demi-million d’exemplaires en grand format en langue française, traduit en une vingtaine de langues !  C’est devenu un vrai classique grâce à sa portée universelle, à la rigueur et à la limpidité de son discours. La clé d’un si grand succès à l’étranger ? Un traitement universel, une voix authentique – et de très beaux chiffres de vente !

4. Quels sont vos principaux marchés d’exportation ? À votre avis, qu’est-ce qui rend ces marchés compatibles avec les livres que vous publiez ?

Comme nous sommes très présents sur le marché européen, la France est bien sûr un partenaire naturel, que ce soit pour l’exportation de livres physiques ou pour des cessions de droits avec des éditeurs. À cheval entre les cultures française et nord-américaine, nous sommes un passeur entre les deux continents !

5. Nommez un des livres que vous aimeriez faire connaître sur le marché des droits à l’étranger. En ce moment, quels titres votre maison d’édition est-elle impatiente de promouvoir ? Pourquoi ?

Nous avons la grande chance de rééditer l’un des plus grands succès de la littérature jeunesse au Québec: Le Journal d’Aurélie Laflamme d’India Desjardins, une série qui s’est déjà vendue à un million d’exemplaires en langue française et a déjà donné lieu à deux films très populaires ! Une héroïne un peu maladroite mais pétillante, des préoccupations universelles, une plume irrésistible – et là encore des chiffres de vente étourdissants : tous les ingrédients sont là pour qu’Aurélie Laflamme conquière le monde !

6. Citez quelques-uns des plus grands défis que vous avez à relever lors de la promotion de vos livres sur les marchés internationaux.

Il est de plus en plus complexe de trouver des partenaires qui puissent lire ou faire lire en langue française et puissent ainsi évaluer directement la qualité de nos publications. L’anglais est partout !

7. Quel est votre événement préféré, en lien avec le monde du livre, à l’extérieur du Canada ?

Sans hésiter, la Foire de Turin, à laquelle j’ai eu la chance de participer deux fois, est une foire où il est encore possible de rencontrer des éditeurs détendus, ouverts à la découverte et aux nouveaux partenariats. Et puis ne le cachons pas: l’Italie au printemps, ce n’est pas désagréable !

8. Si vous aviez un livre canadien à recommander à un lecteur étranger, quel serait-il ?

Ce n’est plus vraiment un trésor caché, mais le roman de Kim Thuy, Ru, est une vraie merveille de finesse et de sensibilité.

2015-10-13 | Entrevue