Occasions d’affaires sur le marché du livre japonais pour les éditeurs de romans pour adultes et d’œuvres non romanesques (non-fictions)

Le meilleur moyen de faire découvrir au public japonais un roman pour adultes ou une œuvre non romanesque est d’octroyer les droits de traduction pour l’œuvre en question. Au Japon, les éditeurs ne négocient pas une licence directement avec leurs homologues étrangers. Tous les grands éditeurs japonais passent plutôt par l’un des agents internationaux du pays pour chaque titre concerné (la liste des principaux agents internationaux japonais se trouve en annexe du rapport « Selling Canadian Books in Japan » (en anglais seulement)). L’éditeur japonais et l’agent s’occupent alors de faire traduire l’œuvre, qui est ensuite imprimée et diffusée comme n’importe quel autre titre du catalogue de l’éditeur japonais. Veuillez trouver ci-dessous l’illustration du déroulement typique des activités liées à l’octroi de licence.

 

 

 

Les acteurs de l’industrie de l’édition avec qui nous avons parlé s’accordent pour dire que le Japon se replie davantage sur lui-même, ce qui se traduit par une diminution du nombre d’ouvrages traduits figurant sur les listes des succès de librairie. De plus, certaines œuvres non romanesques (p. ex., guides informatiques), pour lesquelles des droits de traduction auraient peut-être été octroyés auparavant, sont désormais remplacées par des livres rédigés en japonais dès le départ.

Hamish Macaskill de The English Agency énonce quelques critères importants pour vendre des livres au Japon :

  • l’histoire doit être bonne;
  • l’histoire ne devrait pas être trop longue, car les coûts de traduction sont très élevés;
  • l’histoire doit se suffire à elle-même, c’est-à-dire que le lecteur doit pouvoir la comprendre sans connaître beaucoup l’historique ou le contexte.

Dans un récent entretien, Hamish Macaskill a également mentionné que les lecteurs sont un peu las des livres qui suivent le schéma classique du genre. De la fraîcheur et de la nouveauté seraient particulièrement bienvenues dans les livres à venir.

Les agents internationaux japonais, tout comme les agents de la plupart des autres pays, ne comptent plus seulement sur les foires du livre de Francfort et de Londres pour engager des négociations portant sur l’octroi de licences. Il est évident que les rencontres en face à face aident à créer un lien avec un agent, mais des négociations peuvent être entamées à tout moment, d’autant plus que le courriel facilite les interactions au quotidien.

Êtes-vous un éditeur d’ouvrages d’intérêt général qui connaît une réussite commerciale au Japon? Ou bien avez-vous eu de la difficulté à percer ce marché? Faites-nous part de votre expérience par l’entremise de nos pages Facebook et LinkedIn. Si vous avez réussi sur ce marché, nous serions ravis de mettre en avant votre excellent travail. Si vous avez éprouvé des difficultés ou si vous avez des questions, nous ferons tout notre possible pour vous apporter des réponses et vous guider sur la bonne voie.

2015-05-08 | Droits, Export